| La pêche : les sites - quelques fiches - sorties en image | |
| 1- l'eau / 2- les poissons / 3- la pêche | |
| 1- l'eau a- nos ancêtres les poissons |
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| La terre, vieille d’environ 4,5 milliards d’années, a vu les premiers poissons apparaître en même temps que les crustacés et les insectes, il y a 450 millions d’années au moment où l’air s’est oxygéné. | |
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| Le cœlacanthe (latimeria cœlacanthe). On le trouve encore aujourd’hui dans l’Océan Indien entre le Mozambique et l’île de Madagascar, et plus précisément dans l’archipel des Comores. Ce poisson est le dernier représentant d’une famille apparue voici 350 millions d’années. De nos jours, rien que pour les eaux douces, on compte plus de 194 espèces et sous-espèces ; le milieu marin, chaque année voit la découverte de nouvelles espèces. Les poissons constituent le groupe le plus nombreux de l'embranchement des vertébrés dont ils représentent environ la moitié des espèces. On les rencontre en eau douce, saumâtre ou salée. Il existe environ 20 000 espèces de poissons dont 40 % vivent en eau douce et 60 % dans les mers. Quelques rares espèces sont capables de passer d'un de ces milieux dans l'autre. Parmi les espèces marines, plus des trois quarts ont pour cadre de vie la zone littorale jusqu'à une profondeur de 200 m, un dixième seulement est constitué par des poissons de haute mer et un vingtième vit dans les grandes profondeurs. |
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| 1- l'eau b- l'homme et la pêche, une histoire ancienne |
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| Il y a 3 millions d’années, apparaissait le premier représentant de l’espèce humaine, pour survivre, l’homme a dû prélever sa nourriture dans la nature. Cueillir des baies sauvages, des fruits, des racines ; chasser du gibier, pêcher des poissons : voilà quels ont été ses moyens de subsistance. Jusqu’à moins de 35 000 ans, l’homme n’utilisait que la pierre comme outil. Puis il a commencé à créer des outils en os taillé, notamment des harpons et des hameçons qu’il utilisait pour la pêche. |
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| C’est ainsi que l’on trouve de nos jours des traces de cette activité sur les bords de la Vézère et de la Dordogne, lieux de migrations privilégiés de l’homme car la proximité d’une rivière ou d’un fleuve était pour lui le gage de trouver de la nourriture en pêchant truites et saumons. | |
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| 1- l'eau c- la morphologie du poisson |
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| La truite | |
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| La carpe | |
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| A première vue, on distingue chez le poisson une tête, un tronc et une queue. La tête commence par une bouche qui peut être tournée vers l'avant (bouche terminale), vers le bas (bouche inférieure) ou vers le haut (bouche supérieure). La tête porte aussi plusieurs orifices appartenant à la ligne latérale qui se prolonge chez la plupart des espèces jusqu'à la queue. Le tronc porte des formations caractéristiques, les nageoires. Elles sont soit paires : pectorales et pelviennes ; soit impaires : dorsale. La nageoire dorsale peut se continuer sur la queue comme chez la lote ou l'anguille. Il en est de même lorsqu'il existe plusieurs nageoires dorsales (deux chez la perche ou les mulets, trois chez les morues). Les nageoires paires, pectorales et pelviennes, correspondent aux membres des autres vertébrés et permettent les déplacements au sein du milieu aquatique. La queue commence au-delà de l'anus et se termine généralement par une puissante nageoire caudale. La peau des poissons se compose de deux couches principales, l'épiderme qui est superficiel et le derme qui est profond. Elle protège le corps contre les effets du milieu et assure même temps une fonction respiratoire, excrétrice... La plupart des poissons sont couverts d'écailles qui les protègent efficacement contre les blessures. Les poissons vivent constamment dans un milieu qui est presque huit cents fois plus dense que l'air. La forme de leur corps est fonction de la forte pression du milieu aquatique. |
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| 1- l'eau d- le respect du milieu |
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| La rivière abrite de nombreux êtres vivants. Chacun y joue son rôle, chacun est très important : tout le monde vit grâce aux autres et inversement. Parmi ces êtres vivants, on trouve les poissons. Le poisson vit exclusivement dans l’eau, autant dire que cet élément lui est indispensable. Mais voilà, des problèmes de qualité et de quantité (pollution et utilisation) font de la rivière un milieu fragile et menacé.Il faut donc protéger l’eau pour permettre aux poissons et à tous les êtres vivants de vivre. |
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| Pourquoi l’eau est-elle indispensable à la vie ? | |
| L'eau est à l'origine de la vie. Les premiers êtres vivants sont nés dans l'eau, il y a plus de deux milliards d'années. Les plantes et les animaux sont essentiellement constitués d'eau. Une laitue, par exemple, contient 95 % d'eau, une pomme de terre 78 %, un œuf 75 %, un bifteck 60 %. L'enfant à sa naissance a 75 % d'eau dans son organisme. Celui de l'adulte en contient encore 65 %.Les prélèvements totaux d'eau dans le milieu naturel en France ont été estimés à 40 milliards de m3 environ, répartis de la façon suivante : |
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| Les consommations nettes totales (volumes d'eau non restituées au milieu aquatique) en 1995 ont été estimées à environ 5 milliards de m3. 68 % de ces consommations sont le fait de l'agriculture (irrigation). Viennent ensuite l'alimentation et l'eau potable (24 %), l'industrie (5 %) et l'énergie (3 %). Les secteurs industriels les plus consommateurs d'eau sont notamment l’agroalimentaire, l'industrie de pâte à papier (il faut 300 litres d'eau pour fabriquer un kg de papier) et la métallurgie (100 litres pour un kg d'aluminium). L'eau prélevée pour le fonctionnement des centrales électriques est presque intégralement restituée dans le milieu naturel.
Aujourd'hui, un français consomme… de 150 à 200 litres d'eau par jour. En France, environ 60 % de la demande en eau potable est couverte par les eaux souterraines, 30 % par les eaux de surface et 10 % par les eaux mixtes (eaux souterraines en contact avec les eaux de surface). Il y a environ 33 250 captages d'eau potable, à 94 % d'origine souterraine. |
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| Comment l’eau est-elle polluée ? | |
| Chacun d'entre nous est en partie responsable de la pollution de l'eau, quand il l'utilise directement et quand il consomme des produits agricoles et industriels. |
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| Que pouvons-nous faire pour protéger l’eau ? | |
| L’eau est un bien rare et précieux. Sa préservation est l'affaire de chacun d'entre nous. Il suffit de quelques changements minimes dans nos habitudes quotidiennes pour lutter à la fois contre le gaspillage et contre la pollution qui menace l'eau.Pour limiter le gaspillage, nous pouvons par exemple éviter de laisser couler inutilement les robinets. Nous pouvons aussi faire réparer rapidement les fuites d'eau : une chasse d'eau mal réglée peut représenter un gaspillage de 100 m3 par an. |
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| Comment l’eau arrive-t-elle à la maison ? | |
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| L’eau qui arrive à notre robinet est une eau potable : elle peut être bue sans risque pour la santé. Elle est ou bien pompée dans les rivières (2), ou bien captée dans le sous-sol (eaux souterraines) (1). Lorsqu'elle est pompée dans les rivières, l’eau subit différents traitements pour devenir potable. Elle passe d'abord dans un bassin de décantation (3) au fond duquel se déposent les matières les plus lourdes. Elle est ensuite filtrée à travers des couches de sable qui la débarrassent de ses impuretés (4). Elle est enfin stérilisée (5), c'est-à-dire débarrassée des microbes.Le plus souvent, on utilise des eaux souterraines, dont les captages doivent être protégés. Les eaux de certaines nappes doivent être traitées, souvent par simple stérilisation. |
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| Comment l’eau quitte-t-elle la maison ? Où va-t-elle ? | |
| Dans les grandes villes, l’eau utilisée chaque jour par la famille s'écoule dans les tuyaux d'évacuation des eaux usées qui parcourent la maison. Ces tuyaux aboutissent à une canalisation plus grosse, elle-même reliée, à l'extérieur de la maison, à un égout. Celui-ci dessert toute la commune et collecte l'ensemble des eaux usées des habitations. À leur sortie de l'égout, les eaux sales sont purifiées dans une station d'épuration (voir "Comment l'eau est-elle épurée ?") avant d'être rejetées dans la rivière. Cette situation idéale ne concerne cependant qu'une faible partie de la population citadine. Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des égouts, où ceux-ci se déversent directement dans la rivière. Le réseau d'évacuation des eaux usées et son raccordement aux stations d'épuration devrait être, pour les villes, achevé à la fin du siècle.Dans les villages, la solution au problème des eaux usées peut être l'assainissement individuel. |
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| Comment l’eau est-elle polluée ? | |
| Chacun d'entre nous est en partie responsable de la pollution de l'eau, quand il l'utilise directement et quand il consomme des produits agricoles et industriels. Les familles utilisent l'eau pour la boisson et la cuisine et la polluent par les toilettes (W-C), la salle de bain, la lessive et le lavage. Pour ces usages domestiques, l’eau est associée à des savons, des poudres à laver qui ajoutent encore à la pollution. Les agriculteurs utilisent l'eau pour abreuver leur bétail et pour irriguer les terres. Les déjections animales (purin, lisier) sont polluantes pour les rivières. Les engrais mal utilisés polluent les eaux souterraines. Les industriels utilisent l'eau pour refroidir et nettoyer les machines et pour les fabrications. Les rejets industriels pollués classiques (fromagerie, brasserie) ou toxiques (chimie) doivent être épurés avant rejet.La pollution de l'eau est gênante, car elle perturbe l'équilibre naturel et parce qu'elle rend difficile certains usages : baignade, eau potable, pêche, eau pour l’industrie. |
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| Comment l’eau est-elle épurée ? | |
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| L’eau recueillie par les égouts doit être épurée, c’est-à-dire purifiée avant d'être rejetée dans le milieu naturel. Cette épuration se fait dans une station d'épuration. L'eau polluée traverse d'abord des grilles (l) qui retiennent les objets flottants (papiers, gros déchets...). Elle s'écoule ensuite dans un grand bassin appelé décanteur (2) au fond duquel se déposent les boues. L'eau débarrassée des matières épaisses est encore très sale. On la fait passer dans un bassin d'aération (3) où des bactéries "mangent" peu à peu la pollution.L'eau passe ensuite par un dernier décanteur (4) au fond duquel tombent les bactéries alourdies par la pollution qu'elles ont dévorée. L'eau surnageante, même si elle n'est pas potable, est suffisamment propre pour pouvoir être rejetée à la rivière (5). Celle-ci continue le travail d'épuration. |
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| Que pouvons-nous faire pour protéger l’eau ? | |
| L’eau est un bien rare et précieux. Sa préservation est l'affaire de chacun d'entre nous. Il suffit de quelques changements minimes dans nos habitudes quotidiennes pour lutter à la fois contre le gaspillage et contre la pollution qui menace l'eau. Pour limiter le gaspillage, nous pouvons par exemple éviter de laisser couler inutilement les robinets. Nous pouvons aussi faire réparer rapidement les fuites d'eau : une chasse d'eau mal réglée peut représenter un gaspillage de 100 m3 par an.Pour lutter contre la pollution nous devons : |
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| Comment respecter le milieu ? | |
| Comme tout sport, la pêche a ses règles et il faut les respecter. En protégeant le lac, la rivière, l’étang, on participe utilement à la sauvegarde du milieu et des poissons que l’on souhaite pêcher. Ne pas oublier que nos ancêtres allaient à la rivière pour se nourrir, se laver… nous, par plaisir, parce qu’on aime la pêche. |
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| L'écosystème aquatique | |
| On appelle écosystème aquatique l'ensemble composé d'espèces animales et végétales d’une part, du milieu aquatique dans lequel elles vivent, d’autre part. Le soleil fournit chaleur et lumière à l’écosystème On y distingue trois grands groupes de participants : Les plantes aquatiques et les algues ont, grâce à la photosynthèse, le rôle de producteurs de matière nouvelle sous forme de feuilles, tiges, fleurs, etc. À partir des sels minéraux et de l’énergie du soleil, elles fournissent la nourriture aux consommateurs primaires. Les consommateurs sont essentiellement les animaux aquatiques comprenant des espèces extrêmement variées allant des microorganismes aux poissons. Ils se nourrissent de plantes (consommateurs primaires) ou d'autres animaux (consommateurs secondaires) pour obtenir l’énergie et les éléments nutritifs dont ils ont besoin. Ces transferts s'effectuent par l’intermédiaire de chaînes alimentaires. Les organismes herbivores sont mangés par les organismes carnivores, qui eux-mêmes peuvent être mangés à leur tour (consommateurs tertiaires) etc. Les décomposeurs, comme les bactéries et les champignons, décomposent les matières et cellules mortes. Cette assimilation remet dans le circuit des substances assimilables par la flore (sels minéraux) pour une nouvelle photosynthèse, permettant ainsi de boucler la chaîne alimentaire. |
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| L'épuration naturelle | |
| L’épuration naturelle est le processus par lequel l'eau des nappes, des rivières et des lacs s'épure elle-même Cette ”auto épuration" est l'œuvre, soit de phénomènes physico-chimiques (filtration, oxydation, absorption sur particules décantées,,.), soit des organismes qui vivent dans le milieu aquatique : bactéries, protozoaires, algues, plantes, arbres, insectes, etc., qui consomment petit à petit la pollution,
Le phénomène de l’auto épuration peut cependant être moins efficace lorsque le milieu aquatique est victime d'une pollution excessive, ou lorsque la diversité du milieu est dégradée (exemple : travaux de canalisation) ces perturbations pouvant provoquer la disparition partielle ou totale, des organismes décomposeurs. Par ailleurs, l'épuration naturelle est impossible en cas de présence de substances non dégradables (exemple : le sel, certains plastiques, certaines molécules chimiques particulièrement stables) ou de substances toxiques inhibant le phénomène d'épuration lui-même. |
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| 2- les poissons a- les cyprinidés |
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| Le chevesne | |
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| Identification : | |
| La taille du chevesne va de 25 cm à 30 cm pour un poids de 300 g à 500 g en temps normal. Certains spécimens peuvent cependant atteindre les 60 cm et les 6 kg. Le corps du chevesne, de section cylindrique, est puissant et allongé. En fait, ce poisson adapte sa morphologie à son lieu de vie : c'est pourquoi, il est puissant à la limite aval de la 1ère catégorie et plus allongé dans les lacs et les étangs... Sa tête est massive, avec une bouche large et des lèvres épaisses. Ses grosses écailles ont une couleur grise avec des reflets argentés et un cerne noir. Ses nageoires dorsales et caudales ont la même couleur, bien que les pelviennes et l'anale aux bords légèrement convexes, soient rouge-orangées. Ce poisson offre des combats remarquables. Il est très méfiant, mais se défend extrêmement bien. Sa chair n'est pas mauvaise, mais je vous la déconseille. En effet, elle est truffée d'arêtes, d'où son surnom d'"étouffe belle-mère". |
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| Mœurs : | |
| Le chevesne est un poisson relativement grégaire, mais qui peut toutefois vivre en solitaire assez longtemps. En tant que poisson très méfiant, y compris envers ses congénères, le chevesne est encore plus difficile à leurrer que la truite fario. Les juvéniles sont pourtant de bons nettoyeurs de fond qui agissent avec d'autres espèces comme les gardons ou les vandoises. Même s'ils se séparent à l'âge adulte cette promiscuité est la raison de nombreuses hybridations avec la vandoise et l'ablette, donnant ainsi des descendants difficiles à identifier. La période de reproduction s'étend de mai à juin. Elle a lieu sur des fonds de graviers d'eaux courantes, où l'on rencontre des algues et des racines qui permettent aux œufs de se fixer. | |
| Postes et tenues préférées : | |
| Le chevesne aime se tenir dans les eaux oxygénées des rivières tranquilles au milieu d'une épaisse végétation formée d'algues, de branches d'aulnes ou de saules trempant dans l'eau. Il se complaît aussi bien dans les eaux closes tels les étangs où ils se développent avec succès. Il maraude la plupart du temps entre deux eaux afin de surveiller les alentours. | |
| Alimentation : | |
| Le chevesne est un véritable "bouffe tout", réellement carnivore, qui se nourrit aussi bien d'esches naturelles qu'artificielles. Il possède un faible pour les portes-bois ou encore traîne-bûche, et pour les petites poissons. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Il existe un dicton : « chevesne vu, chevesne perdu », qui traduit bien l'attitude du chevesne. En effet, ce poisson ne fuit pas la présence de l'homme mais peu soudain se monter gueule close. - Le record national du chevesne est de 3,510 g. Cette prise fut réalisée dans le département du Var (83) en 1994. - Le chevesne est un phyto-lithophile puisqu'il pond ses œufs qui sont au nombre de 200 000 sur des graviers ou encore des végétaux. |
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| L’ablette | |
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| Identification : | |
| L'ablette est un des plus connus des cyprinidés. Sa taille est habituellement comprise entre 10 cm et 15 cm pour un poids variant de 20 g à 50 g, mais on peut exceptionnellement rencontrer des spécimens de 30 cm pour un poids allant jusqu'à 150 g. Elle possède un corps fin, très élancé, marqué par une ligne latérale bien visible depuis sa queue jusqu'à sa bouche. Celle-ci est relativement orientée vers le haut, ce qui caractérise le poisson de surface. La couleur dominante est le gris-argenté du fait de ses écailles nacrées, mais on remarque des reflets bleu-verts en particulier sur son dos. Son surnom de vif-argent montre bien que l'ablette est le plus brillant des vifs ! | |
| Mœurs : | |
| L'ablette est présente dans toutes les zones à courants aussi bien forts que faibles, et dans les plans d'eau vastes comme les lacs, étangs, et rivières, à l'exception des lacs d'altitude. L'ablette vit en bancs très denses formés de nombreux individus. Active toute l'année, elle abonde dans les eaux limpides même au plus froid de l'hiver. Elle se reproduit en Avril, Mai, et parfois en Juin, sur les fonds composés de pierres et de galets auxquels s'ajoutent sable et plaques de graviers, et où la végétation aquatique est encore très faible. L'ablette est un des rares poissons à s'hybrider avec d'autres espèces, en l'occurrence le chevesne. Le résultat de cette hybridation correspond à des poissons difficiles à identifier qui ont comme caractéristiques une tête large et la nageoire caudale très échancrée. | |
| Postes et tenues préférées : | |
| L'ablette folâtre en surface dès que le soleil fait son apparition, même en hiver. Mais, par temps couvert et froid, elle descend vers les fonds. Elle affectionne les veines d'eau régulières qui lui fournissent sa nourriture. On la retrouve dans les courants et les bordures de courants dans les cours d'eau, alors que dans les eaux closes, elle privilégie le calme, à l'abri du vent. |
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| Alimentation : | |
| Se nourrissant essentiellement de larves d'insectes et de daphnies, l'ablette affectionne également les vers, les débris animaux ou végétaux et de petits insectes. Sa bouche très orientée vers le haut montre que ce poisson se nourrit plus à la surface qu'au fond. |
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| Le saviez-vous ? | |
| - L'ablette spirlin, une autre variété, se distingue par un corps plus haut, une bande violacée sur le côté, et une ligne latérale bordée de deux rangées de points noirs. - La vie en bancs augmente les chances de survie des ablettes. La multitude de poissons qui sont autant de cibles mouvantes, fait que le prédateur cible difficilement son attaque. Lorsqu'il fonce brutalement sur une troupe, le banc éclate et les poissons se dispersent. S'il avance lentement, il se sépare devant lui pour se regrouper dans le sillage du poisson. - Actuellement, le record national de l'ablette est 265 g. Ce spécimen fut pris dans le département des Hautes-Alpes (05) en 1980. |
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| Le barbeau | |
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| Identification : | |
| Le barbeau est un cyprin puissant qui mesure en moyenne de 3 à 6 livres, mais qui peut dépasser les 8 kg en rivière rapide. Son corps est cylindrique et long, son ventre très large lui permet de combattre le courant sur les fonds. Son dos de couleur bronze s'estompe sur ses flancs jusqu'à son ventre de couleur blanc crème. Son long museau se termine par une bouche surbaissée et protractile, ainsi que par des grosses lèvres. Quatre barbillons qui lui servent d'organes du goût et du toucher ornent la lèvre supérieure. Ses papilles gustatives lui permettent de "goûter", lorsque qu'il suce le fond comme un aspirateur. La nourriture qu'il emmagasine est mâchée dans l'arrière-gorge par ses puissantes dents pharyngiennes. Ses nageoires inférieures son rougeâtres et deviennent de couleur rouge vif à l'époque du frais. La nageoire dorsale, très épaisse et dont le premier rayon est dentelé, lui permet de rompre facilement un fil de pêche ! | |
| Mœurs : | |
| Le barbeau est un poisson grégaire qui a l'habitude de patrouiller en rangs serrés, dans les courants des rivières claires, rapides et peu profondes. Adepte des fonds de galets et de cailloux, il passe le plus clair de son temps à rechercher sa nourriture en retournant ces fonds, à l'aide de son museau massif. Lors du frai, qui se déroule à la fin du printemps, 8 000 œufs translucides qui éclosent en une quinzaine de jours, sont déposés par chaque femelle dans les herbiers reposant sur des fonds de graviers. Les alevins se cachent, dès leur naissance, entre des pierres ou encore entre des algues afin de se nourrir d'abord de végétaux puis de nymphes, crevettes et escargots. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Aimant l'oxygène, le barbeau fréquente les eaux courantes et pures. En effet, on le trouve dans des rivières rapides à fond de graviers ou de cailloux qu'il retourne pour trouver sa nourriture. Les gros sujets qui se trouvent généralement dans les grandes rivières ou encore dans les fleuves à courant n'hésitent pas à remonter les tributaires. Lorsqu'il cohabite avec les ombres et les truites dans les zones des rivières de 1 ère catégorie ou dans les zones les plus agitées de la 2e catégorie, il devient rapidement la bête noire des amateurs de salmonidés. | |
| Alimentation : | |
| Le régime alimentaire du barbeau est varié et volontiers carné. Bien que des vers de terreaux, des asticots, de la viande en boîte ou encore de l'ivraie soient à sa convenance, sa nourriture se constitue principalement de petits poissons, de mollusques, de têtards, et de petits crustacés. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Le record national du barbeau est de 7,200 kg. C'est en 1984 et dans le département de l'Essonne (91) que ce spécimen rare fut mis à sec. - Il existe une espèce voisine du barbeau que l'on trouve en France. Il s'agit du barbeau méridional, d'une taille nettement plus petite qui ne dépasse guère les 30 cm de long. Des tâches présentes sur son dos et ses flancs lui valent le nom de barbeau truité. - Le barbeau redoutable prédateur pour les salmonidés lorsqu'il s'aventure dans leur zone est considéré comme nuisible. En effet, il dévore avec un appétit féroce les œufs de ceux-ci. |
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| La brème | |
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| Identification : | |
| La brème est un cyprinidé très répandu dans notre pays. Sa taille moyenne varie de 30 cm à 40 cm pour un poids de 300 g à 800 g, mais on peut cependant se heurter à des poissons de 70 cm pour un poids de 6 kg. Ce poisson reste de tous les poissons d'eau douce, celui qui a le plus fort rapport hauteur/largeur : En effet son corps est très haut, bossu et presque discoïde. Ses flancs sont tellement comprimés que l'on désigne souvent la brème par le nom de "plaquette". Sa petite bouche et protractile est légèrement tournée en oblique vers le haut et est ornée de 10 dents pharyngiennes. Chez ce poisson, la forme du ventre est remarquable : il a une forme de carène aiguë. Ses couleurs sont très différentes selon le milieu : en eau claire son dos a une couleur brun vert-foncé, qui s'estompe sur ses flancs et jusqu'au ventre de couleur crème. À l’inverse, en eau trouble, son dos est gris-foncé, ses flancs gris-clair et son ventre s'oriente vers un blanc plutôt "sale". | |
| Mœurs : | |
| Les jeunes brèmes sont grégaires, mais deviennent vite au fur et à mesure qu'elles grandissent indépendantes de leurs congénères. Ainsi, les belles prises vivent en solitaire sur les fonds vaseux, limoneux, et herbeux de leur plan d'eau. La période de reproduction de ce poisson s'étend de mai à juin tout près des rives et en pleine nuit. Bien que poissons discrets, les brèmes se lancent dans une sorte de bacchanale orgiaque et s'oublient jusqu'à frapper violemment la surface de l'eau : chaque femelle déposent alors dans très peu d'eau de 150 000 à 300 000 œufs. La brème commune est un poisson qui s'hybride relativement bien avec sa cousine la brème bordelière ou encore avec le gardon. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| La brème ne fréquente que les zones inférieures des cours d'eau des plaines ou des canaux. C'est un poisson de fond qui apprécie les eaux lentes ou l'oxygénation se réduit fortement et où les fonds sont peu à peu envahis par les sédiments, les boues, la vase. On la rencontre également dans les lacs et les étangs où le courant est insignifiant. Les bancs de jeunes brèmes suivent, bien que cela soit étonnant, toujours le même itinéraire en longeant les berges des cours d'eau. | |
| Alimentation : | |
| Le saviez-vous ? | |
| - C'est dans le département du Bas-Rhin (67) et en 1993, que la plus grosse brème française fut sortie de l'eau : elle avoisinait les 5,700 kg. - Ce cyprinidé est celui qui a le plus fort rapport largeur/hauteur. - Il existe une autre variété de brème appelée brème bordelière. Elle est plus petite et brillante, ses nageoires sont plus colorées et son œil est plus gros. De plus la nageoire anale commence en arrière du dernier rayon de la dorsale. |
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| La carpe | |
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| Identification : | |
| La carpe fait partie de la famille des cyprinidés. Ce poisson mesure de 40 cm à 50 cm pour un poids de 3 kg à 4 kg en général. On compte tout de même des spécimens de 1m pour 25 kg. On rencontre dans cette espèce plusieurs genres de poissons : - La carpe sauvage d'où proviennent toutes les autres espèces de carpes. - La carpe commune, très grosse et beaucoup plus ronde que la carpe sauvage qui prolifère à grande échelle. - La carpe miroir qui possède sur le dos ou sur les flancs de simples rangées d'écailles appelées miroir et deux fois plus grande que celles de la carpe commune. - La carpe cuir, totalement dépourvue d'écailles sauf à proximité de la queue ou des nageoires. - Le carassin, souvent confondu avec les autres carpes puisqu'il peut se revêtir de différentes écailles. On le distingue donc des autres espèces par son absence de barbillons. Toutefois, toutes ont un corps robuste, puissant, bossu et à l'allure massive. La couleur dominante varie en fonction de la tonalité d'ensemble de son habitat. Ainsi, sa robe peut aller du gris-clair au bronze en passant par le jaune cuivré. Du fait de sa bouche allongée et rétractile, une carpe peut tester sa nourriture lorsqu'elle s'alimente. |
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| Mœurs : | |
| La carpe est un poisson grégaire, mais qui vit en petits groupes. Bien que poisson de fond, il lui arrive de venir en surface aspirer de l'air. C'est un poisson qui fouisse avec vigueur les fonds mous avec son museau pour en extraire sa nourriture. La carpe est un poisson très méfiant et qui sait attendre et tester sa nourriture bien avant de l'engamer. C'est un poisson qui demande donc un maximum de patience. De toutes les espèces qui concurrence son gabarit, elle reste celle qui a le plus solide appétit. Son extrême méfiance n'a d'égale que la violence de sa défense. C'est un poisson d'une force stupéfiante du fait de sa taille et qui offre des combats incomparables aux autres. Le frai s'étend de mai à juin. Plusieurs mâles pressent la femelle dans leur hâte de fertiliser ses œufs. En se frayant un passage à travers racines d'arbres, herbiers ou encore roseaux, la femelle dépose ses œufs sur la végétation aquatique, suivit des mâles qui la fécondent. Ainsi, ceux qui n'ont pas été mangés par les prédateurs éclosent au bout de huit à dix jours. La carpe vit de quinze à vingt ans et non pas un siècle comme on a tendance à le prétendre parfois ! |
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| Postes et tenues préférées : | |
| La carpe est surtout présente dans les eaux closes de plaines, mais son potentiel d'adaptation fait qu'on la trouve dans la plupart des rivières, fleuves, canaux, lacs, étangs. Elle affectionne les grands fonds où elle cherche sa nourriture mais on peut la rencontrer près du bord, dans les herbiers, sous les feuillages d'arbres surplombants, contre les roselières, ... Cette espèce se déplace toujours en suivant un itinéraire bien établi auparavant et facilement repérable grâce au bouillon qu'elle produit. | |
| Alimentation : | |
| La carpe possède un régime alimentaire très varié. Elle se nourrit de larves ou de vers de vase qu'elle trouve sur les fonds vaseux, œufs de batraciens ou de poissons qu'elle rencontre dans les herbiers et les bordures de joncs. Les débris végétaux ou animaux, les mollusques, les coléoptères et les nymphes sont également à son menu. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Il existe une espèce de carpe "mutante" qui est obtenue par isolement génétique de certains groupes confinés dans les lacs ou encore les canaux. On obtient ainsi des individus disgracieux de forme pratiquement sphérique. - Il existe aussi une variété de carpe "Koi" de couleur rouge et blanche qui sert à orner les bassins d'agréments ou encore à nettoyer le fond des sablières. |
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| Le gardon | |
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| Identification : | |
| Le gardon est sans doute le Cyprinidé le plus commun de nos eaux. Un individu moyen mesure de 10 cm à 20 cm pour un poids de 100 g à 200 g.. Son espèce est caractérisée par un polymorphisme très varié. En effet, son corps peut être trapu ou à l'inverse élancé selon son habitat. Dans une eau stagnante, il a tendance à devenir trapu alors que dans une eau courante, contre laquelle il doit lutter, son corps demeure plus élancé. De manière générale, le gardon possède des écailles brillantes et argentées, un dos aux tendances vert foncé, des flancs très argentés à reflet verdâtre et enfin un ventre plutôt blanc, voire rosâtre. Comme tout poisson de surface, sa petite bouche est orientée vers le haut. Ses nageoires pectorales, dorsales et caudales, sont plutôt grises alors que les pelviennes et l'anale sont rouges tout comme son grand œil. | |
| Mœurs : | |
| Le gardon est un poisson au comportement grégaire, c’est-à-dire qu'il vit dans des bancs où l'on dénombre de nombreux individus. Vivant de préférence sur le fond, la température de l'eau et ses besoins alimentaires font qu'il se déplace assez souvent jusqu'à la surface. Le frai a lieu entre mai et juin dans des zones peu profondes envahies par la végétation aquatique. Durant cette période, on remarque que chez les mâles apparaissent des tubercules nuptiaux. Sur une durée de vie de 10 ans, le gardon s'hybride aussi bien avec le rotengle, qu'avec la brème commune ou bordelière. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| On trouve actuellement le gardon dans toutes les eaux françaises. En effet, il peut s'adapter aux zones à forts courants même si sa zone de prédilection est la zone à brème, c’est-à-dire où le courant est faible, l'eau peu oxygénée et dont le fond est envahi par des végétations aquatiques. Il est présent dans les étangs et les lacs de barrage même à plus de 1000 m d'altitude. Il n'affectionne pas de postes particuliers et voyage donc beaucoup parmi les herbiers. On le trouve aussi près des berges pentues et herbues, là où les courants sont faibles. Ces déplacements varient selon la température de l'eau : lorsque celle-ci est fraîche, il est de préférence sur les fonds alors que lorsqu'elle est chaude il remonte vers la surface. | |
| Alimentation : | |
| Le saviez-vous ? | |
| - En 1980 dans le département du Pas-de-Calais, un gardon de 2,400 kg fut sorti de l'eau. - Le corps est de section ovale et son profil varie d'un endroit à l'autre : les gardons de rivières sont plus minces que les gardons vivant en eau plus riche. - Il se distingue du rotengle par des nageoires plus foncées. Alors que celle du rotengle sont orange-rouges, les siennes sont plutôt oranges-grises. |
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| • | |
| Le goujon | |
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| Identification : | |
| Petit poisson mesurant généralement de 10 cm à 12 cm, le goujon est un cyprinidé qui pèse en moyenne de 20 g à 30g. Les spécimens plus grands peuvent atteindre les 25 cm et un poids de 150 g. Le goujon a un corps allongé, fusiforme et cylindrique, et souvent massif vers l'avant. Sa tête est elle aussi massive et ouverte vers le bas, se termine par des lèvres charnues et deux petits barbillons. Cela indique que c'est un poisson qui remue le fond pour trouver sa nourriture. Son dos est brun-vert foncé avec de grosses tâches sombres, disposées en ligne jusqu'à ses flancs marron ou gris sur le haut, et vert-jaunâtre sur le bas. Quant à son ventre, il va du gris très clair au jaune argenté. Ce poisson est avant tout recherché pour sa chair très appréciée dans le domaine de la gastronomie. | |
| Mœurs : | |
| Poisson grégaire, le goujon vit en bandes souvent importantes. Ces bandes se trouvent sur le fond qu'elles remuent dans l'espoir de trouver de la nourriture. Le goujon est un poisson peu méfiant qui sera d'autant plus facile à prendre si l'on prend soin d'entrechoquer bruyamment des galets entre eux. La reproduction a lieu entre mai et juillet et toujours sur des fonds de graviers et de petits cailloux où les œufs peuvent se fixer. La femelle y dépose alors entre 1 000 et 3 000 œufs ensuite fécondés par les mâles. Bien qu'ils ne vivent en moyenne que 2 ans, le goujon peut atteindre l'âge de 5 ans, voire plus. À noter qu'il n'y a pas d'hybridation possible avec d'autres espèces. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Ayant besoin d'oxygène, le goujon ne fréquente que les eaux courantes. On le trouve alors parfois dans la zone à truite où le courant est fort, lorsque l'eau n'est pas trop froide. Il se tient toujours sur des fonds de sables, de graviers ou même de petits galets. Il se trouve dans très peu d'eau et y est alors parfaitement camouflé pour échapper à ses prédateurs comme le héron ou le brochet. Affectionnant particulièrement les eaux lipides des cours d'eau et des étangs ou des lacs, il est toujours attiré par une eau qui se trouble subitement. Aussi, on le pêche souvent en se tenant en amont et en remuant le fond. Le goujon est un poisson qui est signe de limpidité et donc d'une eau non polluée. |
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| Alimentation : | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Actuellement, le record national du goujon est de 220 g. C'est dans le département de la Gironde (33) et en 1993 que ce spécimen fut découvert. - Comme vif, le goujon est excellent car il est très résistant De plus les sandres en sont très friands. Son seul défaut est qu'il cherche à se cacher sous une pierre ou dans un herbier où il est facile de s'accrocher. - Après avoir détecté ses proies en fouillant le sable et les graviers à l'aide de ses barbillons, il les aspire en allongeant sa bouche protractile. |
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| • | |
| Le rotengle | |
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| Identification : | |
| Le rotengle fait partie de la famille des cyprinidés. Il atteint de 15 cm à 25 cm pour un poids de 200 g au stade adulte. Cependant les spécimens d'exception atteignent 60 cm pour un poids allant jusqu'à 1,8 kg.. La différenciation avec le gardon ne pose pas de problèmes majeurs sauf chez quelques hybrides : le rotengle a une bouche nettement orientée vers le haut (prognathe), et sa nageoire dorsale est implantée plus loin en arrière. De plus, le corps du rotengle est haut et relativement comprimé sur les flancs. Sa nuque est bombée, et son dos, recouvert de grandes écailles brillantes, est bossu. Son corps est aussi différent de celui du gardon puisqu'il possède des écailles implantées en chevron au niveau de la carène du ventre. La tête du rotengle plutôt rondelette se termine par un dos brun vert qui s'estompe sur les flancs couverts de superbes écailles aux reflets dorés. Son ventre crème semble illuminé de l'intérieur. Quant à ses nageoires, la caudale et la dorsale sont bordeaux, alors que les autres sont orange flamboyant tout comme ses yeux. | |
| Mœurs : | |
| Le rotengle appartient à une espèce qui se maintient toute sa vie dans un banc. Même les plus gros individus ne demeurent pas solitaires puisqu'ils ne sont que les survivants de bancs décimés. C'est un poisson qui se déplace en fonction de la température de l'eau de son milieu : tantôt l'eau sera chaude, il aura tendance à remonter en surface; tantôt elle sera fraîche, il redescendra sur les fonds.
Contrairement au gardon, ce n'est qu'un herbivore, ce qui n'empêche tout de même pas les gros spécimens de se laisser tromper par une petite cuillère. Toutefois, il se peut que se soit plus par agressivité que par faim. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Le rotengle préfère les eaux calmes et relativement lentes pour ne pas dire les eaux stagnantes des lacs ou des étangs. Dans tous les cas, il fréquente des secteurs à forte densité de mousses et de plantes aquatiques tels les nénuphars et les roseaux. Il aime à stationner le long des berges herbues où il y trouve sa nourriture. | |
| Alimentation : | |
| Le rotengle se nourrit principalement de mousses et de pousses de plantes aquatiques, mais il aime à gober éphémères et libellules à la surface de l'eau, ainsi que les scarabées d'eaux et autres insectes aquatiques. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Le record national pour le rotengle est de 1,800 Kg. Prise réalisée en 1996 dans le département de la Marne (51). - Le rotengle se distingue du gardon par des nageoires plus claires et irisées. |
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| La tanche | |
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| Identification : | |
| La tanche est un cyprin mesurant en moyenne de 30 cm à 40 cm de long pour un poids de 1 kg. Cependant il n'est pas rare de se heurter à des sujets de 65 cm pour les 5 kg. Malgré ses airs relativement placides, la tanche trapue est d'une rare beauté : le vert bouteille de son corps et le brun-vert à brun-bleuté de son dos offre un contraste magnifique avec son ventre jaune d'or voire blanc. Ainsi sa robe mimétique la camoufle et la protège de bien des dangers. Elle possède des nageoires toutes rondes de couleur brun foncé. À noter que les nageoires ventrales des mâles sont beaucoup plus larges et un peu plus longues que celle des femelles. Une épaisse couche visqueuse : le "mucus" recouvre ses minuscules écailles bien à plats le long de son corps. Ses petits yeux ont une couleur rouge-orangée. Enfin, elle possède une bouche semi-protractile munie de lèvres caoutchouteuses et de deux petits barbillons à chaque commissure. | |
| Mœurs : | |
| Habituellement, la tanche qui symbolise la méfiance même demeure solitaire, pourtant on la remarque parfois en compagnie de plusieurs congénères. Sa chasse commence au printemps quand les eaux se réchauffent et une fois son hibernation terminée. La tanche est un poisson de fond qui se remarque par les chapelets de bulles qu'elle produit trahissant sa présence. Ce phénomène vient du fait qu'elle passe son temps à enfouir sa bouche dans la vase ou la végétation aquatique, à la recherche de la nourriture nécessaire à son solide appétit. Ne dédaignant pas les graines et les farines, elle aime à sucer les herbes. Le frai se produit de mai à juin. Ainsi la femelle dépose environ 600 000 œufs au kg uniquement réservés à son espèce puisque la tanche est un poisson qui ne s'hybride pas. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Très répandue en Europe et en Asie où elle fait l'objet d'élevages à grande échelle, ce poisson aime à se tenir dans les eaux calmes voire dormantes et qui se réchauffent vite. Ainsi, elle se présente dans les étangs, les lacs, les ballastières, les rivières lentes et les canaux à fond de vase et riche en végétation. La tanche se tient dans la végétation aquatique comme les herbiers et les nénuphars, et les zones envasées. | |
| Alimentation : | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Il existe une variété de tanche assez rare appelée "tanche dorée", qui a pratiquement la couleur d'une banane avec quelques mouchetures noires et des nageoires roses vaguement pointues. On la retrouve seulement dans les bassins d'ornement tels les bassins de jardins. - Le record national de la tanche est de 4,450 kg. Ce fut le bonheur d'un pêcheur du département de la Meuse (55) en 1995. - La tanche est phytophile puisqu'elle pond ses œufs sur la végétation. |
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| • | |
| Le vairon | |
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| Identification : | |
| Le vairon est un cyprin mesurant habituellement de 4 cm à 10 cm mais pouvant atteindre les 12 cm. Avec un corps long, subcylindrique, et un pédoncule caudal fin, il peut avoir une nage vive et stationnaire. Il possède une ouïe très fine qui lui permet de distinguer les intervalles de son rapprochés comme des quarts de ton. Ses écailles sont si petites que l'on peut difficilement les distinguer. C'est grâce à sa robe qu'un vairon est reconnaissable facilement. En effet, son dos va du vert foncé au noir, ses flancs sont verdâtres et marqués par des lignes verticales noires. Son ventre est blanchâtre et le bas de celui-ci est argenté. Cependant ses couleurs ne sont qu'éphémères puisque lors du frai, les mâles prennent une robe aux couleurs éclatantes. Ses flancs deviennent émeraude, ses commissures de lèvres carmin, sa gorge noire, son ventre et sa poitrine rouge vif, et ses opercules roses. Toutefois ces couleurs disparaissent rapidement. | |
| Mœurs : | |
| Le vairon vit en bancs souvent très denses. Poisson peu méfiant, il reste tout de même vif et enjoué et supporte bien l'aquarium. C'est le meilleur appât-vif pour la truite et le black-bass et il reste un bon vif pour les autres carnassiers. De plus, sa capture est très simple puisqu'il suffit de faire sauter le centre d'un cul-de-bouteille de façon à obtenir un trou d'environ 5 cm de diamètre. Après y avoir mis quelques pincées de poudre de biscottes, les vairons s'y engageront et il ne restera plus qu'à relever la bouteille pour les piéger. La reproduction a lieu soit en mai, soit en juin, ou encore en juillet selon la température de l'eau à la fin du printemps. Elle n'a lieu que dans des eaux peu profondes à fond de graviers. Le mâle arbore alors de superbes couleurs et de petites excroissances blanches se forment sur la tête et le museau de celui-ci. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Largement répandu dans toute l'Eurasie tempérée, le vairon se tient entre deux eaux ou sur des fonds lorsqu'il s'agit de graviers ou de sables. Il aime à errer dans la végétation aquatique lorsqu'il y en a. Il n'aime pas les courants trop soutenus et préfère les courants plus faibles mais suffisants pour lui apporter sa nourriture. En effet, il se comporte comme la truite et garde le nez dans le courant. | |
| Alimentation : | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Durant la livrée nuptiale, le ventre et les nageoires nuptiales avant sont vivement colorés en rose. - Le record national pour le vairon est de 23 g. Prise réalisée dans le département de la Charente. - Le vairon est un poisson lithophile, c'est-à-dire que la femelle dépose les œufs sur des fonds de gravier. Ils sont ensuite fécondés par les mâles. |
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| haut de page | |
| 2- les poissons b- les carnassiers |
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| Le brochet | |
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| Identification : | |
| Le brochet est un carnassier mythique qui attire beaucoup de pêcheurs bien qu'il ne soit ni plus gros, ni plus secret que les autres poissons. Un spécimen moyen mesure entre 50 et 70 cm pour un poids allant de 2 kg à 5 kg mais cependant les sujets dépassant le mètre pour un poids de 10 kg à 20 kg ne sont pas rares. "Esox" possède un corps très allongé destiné particulièrement à la vitesse. Pourtant s'il se déplace très rapidement, ce n'est pas très longtemps puisque c'est un poisson d'affût. L'intensité de sa robe varie selon les eaux où il se trouve. En général, son dos est plutôt sombre de couleur vert-noir, ses flancs sont tachetés de reflets dorés formant des marbrures et son ventre est blanc. Ses pores céphaliques (orifices situés de chaque côté de sa mâchoire) lui servent d'oreille tout comme de nez. Ainsi il ressent la moindre vibration dans l'eau et détecte la présence du plus petit poisson dans les parages. Son corps se termine par une longue bouche plate armée de quelques 700 dents(si l'une d'elles tombe, une autre repousse automatiquement) pour bien maintenir sa proie. Le brochet possède une mâchoire inférieure plus longue que sa supérieure : prognathe. Ses yeux noirs, entourés d'or et immobiles se situent au-dessus de la tête, ce qui lui offre un champ visuel de 70° très modeste toutefois : il ne mérite donc pas tout à fait son surnom d'"Oeil de lynx” ! |
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| Mœurs : | |
| Le brochet adulte est un grand solitaire soucieux de défendre son territoire contre toute intrusion. Il n'adopte pas un comportement grégaire contrairement à la plupart des poissons carnivores. D'ailleurs, le cannibalisme des jeunes est plus ou moins prononcé selon la quantité de nourriture disponible. Plusieurs"Esox" adultes, de tailles différentes, colonisent les postes s'ils sont rares et leur entente reste la plupart du temps cordiale. Le seul facteur limitant leur cohabitation est tout de même la quantité et la diversité des aliments. Ainsi, on comprend que si la quantité devient insuffisante, les mâles plus petits sont aussitôt chassés ou dévorés, cédant leur place à une seule femelle qui gardera le poste. Le brochet est un poisson carnivore qui chasse en se tenant à l'affût et qui attaque violemment dès qu'une proie se trouve à sa portée. Le départ est alors foudroyant et sa vitesse de nage est de 1,2 m /s après seulement 50 cm. Son aptitude physique est liée à son anatomie et il est d'ailleurs incapable de maintenir cette vitesse bien longtemps. Le brochet attaque sa proie par le travers puis l'avale la tête la première, ce qui permet le passage plus facile dans l'œsophage de celle-ci. Sa période de reproduction se situe entre février et mars, parfois même en avril, selon la température de l'eau. De petits groupes de mâles se réunissent autour d'une femelle dans les herbiers ou le long des champs inondés afin que la femelle dépose ses œufs (15000 à 20000 œufs par kg de son poids) puis que les mâles fécondent. Une quinzaine de jours plus tard les éclosent donnant de nouvelles chances à l'espèce en voie de disparition. Malheureusement une grande part d'entre eux se feront dévorer par leur congénère ou mourront. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Le brochet est partout présent en France dans des eaux lentes ou dormantes, envahies par la végétation. Les étangs, les lacs, les marais lui conviennent parfaitement. On le trouve aussi dans des rivières pas trop larges, et dans des fleuves qui lui offrent des zones de reproduction indispensables. Au printemps et en automne, la montée du niveau des eaux le rend actif et il n'hésite alors pas à parcourir les zones inondées pour y chasser ses proies. En été, il affectionne particulièrement les eaux oxygénées. Il se tient à l'entrée des petits affluents, des arrivées d'eaux et des remous dans les rivières. Dans les lacs profonds, son poste de prédilection est la couche d'eau intermédiaire (la plus fraîche à cette époque). En hiver, il se déplace bien au chaud dans les profondeurs et c'est près d'obstacles comme les bois morts, les blocs rocheux qu'il trouve ses postes de repos et d'affût. Cependant, il reste dans les profondeurs des étangs, là où la température est clémente et les proies abondantes. |
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| Alimentation : | |
| Au fur et à mesure que le brochet grandit, son alimentation varie. Au premier âge de sa vie, il a 3 manières successives de s'alimenter. Dans un 1er temps, il se nourrit de zooplancton et d'animaux microscopiques. Il passe ensuite aux larves d'insectes et aux petits invertébrés. Dans la 3e phase, il se commence à s'attaquer aux poissonnets et le cannibalisme apparaît alors. A l'âge adulte, il se nourrit de poissons comme l'ablette, le gardon, le chevesne, le carpeau, ... de petits carnassiers dont la longueur est proportionnelle à sa taille. Il s'attaque aussi aux batraciens (grenouilles), aux crustacés (écrevisses), aux oiseaux aquatiques et aux petits rongeurs. En période de reproduction, sa préférence va vers les grenouilles, proies faciles et abondantes. |
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| Le saviez-vous ? | |
| - Les jeunes brochets vivant en aquarium ne se nourriront d'épinoches qu'après avoir mangé tous les autres poissons car il préfère les poissons allongés et cylindriques. - Le brochet est cannibale dans la première partie de sa vie. En fait, les fingerlings (brochetons de 40 jours) dévorent leurs frères et sœurs. C'est pourquoi, lors des alevinages, les brochetons sont toujours dispersés. - Le brochet d'aujourd'hui descend de l'esox lepidotus, un ancêtre de 20 millions d'années qui pouvait mesurer jusqu'à 5 mètres. |
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| La perche | |
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| Identification : | |
| La perche commune est sans aucun doute le carnassier le plus implanté en France. Sa taille varie en général, de 20 cm à 30 cm, pour un poids de 100 g à 300 g, mais exceptionnellement, elle peut atteindre 60 cm pour 4.5 Kg. C'est un carnassier élégant et son corps est recouvert d'écailles rugueuses. Plus les perches grandissent, plus elles deviennent massives, avec une bosse au niveau de la nuque. Comme tous les percidés, la perche commune possède deux nageoires dorsales séparées. La première est soutenue par treize à quinze rayons épineux et la deuxième par quatorze à seize rayons souples. Ses autres nageoires, caudales, anales, pelviennes et pectorales sont d'un beau orange vif. Son dos est vert foncé, son ventre blanchâtre ou rosé, et ses flancs sont verdâtres formant ainsi un contraste avec ses nageoires. Sur ses flancs, apparaissent des zébrures foncées et irrégulières qui donnent à sa robe un aspect tigré très caractéristique. La perche est munie d'une bouche assez grande, armée de dents nombreuses, s'ouvrant sur une mâchoire particulièrement fragile d'où de nombreux décrochages. C'est un poisson très prisé des pêcheurs et des gastronomes car elle offre de beaux combats et sa chair est très fine. | |
| Mœurs : | |
| La perche naît alevin dans un banc où elle restera toute sa vie. C'est donc un poisson au comportement grégaire. Une grosse perche vit en solitaire car elle est la seule survivante de son banc natal décimé. L'avantage est de pouvoir prendre beaucoup de perches à la suite. La perche est considérée comme un véritable fauve des eaux. En effet, elle chasse en groupe, et après avoir choisi sa proie, la poursuit jusqu'à la manger sans s'occuper des autres. Les bancs sont très structurés et hiérarchisés en fonction de la taille et de l'agressivité de chaque individu. Les plus petits ne mangent que les miettes de nourriture laissées par les plus gros qui eux se placent en tête du groupe. En ce qui concerne la reproduction, elle a lieu de mars à juin et la perche ne s'hybride pas. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| Elle fréquente pratiquement toutes les eaux françaises : étangs, lacs, rivières, ruisseaux ou fleuves. Elle participe à l'équilibre biologique et c'est pourquoi on la déverse dans les plans d'eau où elle est absente. Elle aime les secteurs encombrés car elle peut ainsi s’abriter de ses prédateurs mais aussi traquer ses proies. On la retrouve près des berges, sous les pontons ou près des bois immergés. On peut par ailleurs la trouver dans les grandes profondeurs (jusqu'à 30 m) et dans les eaux à faible salinité et saumâtres des fleuves côtiers. C'est un poisson qui se déplace beaucoup. | |
| Alimentation : | |
| La perche aime tous les plats. Jeune, elle se nourrit de zooplancton et de gammares, puis en grandissant, elle affectionne les vers, les larves (dont celle de la grande éphémère : la petite bête) et les écrevisses. Lorsqu'elle atteint l'âge adulte, elle s'attaque aux jeunes alevins de poissons blancs mais aussi à ses jeunes congénères. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - La perche ‘ rouge » du Nil atteint des records de l'ordre de 1 m pour 40 Kg. - Dans la famille des percidés à laquelle appartient la perche, il existe 9 genres pour 147 espèces. Les plus proches cousins de la perche commune sont le sandre et la grémille. - Le « nanisme » des perches dans certains plans d'eau n'est pas d'origine génétique mais lié à une carence alimentaire due à la concurrence entre les différents individus du bassin. |
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| Le sandre | |
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| Identification : | |
| Depuis son apparition massive dans les années 60, le sandre reste l'un des plus beaux carnassiers pour les pêcheurs et les gastronomes. Ce terrible « Percidé » mesure entre 30 cm et 50 cm en moyenne, mais les plus beaux spécimens connus au monde peuvent atteindre une taille record de 1.20 m pour un poids supérieur à 15 kg, alors que la moyenne se situe entre 1 kg et 4 kg. Le sandre possède un corps élancé, terminé par une tête étroite et une grande gueule armée de dents fines et pointues dont de véritables canines proéminentes sur les deux mâchoires. Ses deux puissantes nageoires dorsales séparées, le rapprochent de la perche commune, de la même famille. Son dos est foncé de couleur gris-vert, alors que ses flancs plus clairs sont marqués par des stries sombres de couleur verdâtre ou ardoise. Le sandre est un poisson aux yeux « glauques » et vitreux du fait qu'il vit loin de la lumière, dans les zones sombres et profondes. De manière générale, le sandre dégage une impression de férocité et porte sa voracité dans son aspect. |
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| Mœurs : | |
| Le sandre est un poisson au comportement grégaire qui aime chasser la nuit et en groupes de tailles comparables lorsque le temps se gâte ou que les niveaux d'eau montent. Il tue plus par plaisir que par besoin et coupe en deux quantités de blancs qu'il laisse au fond, ne revenant en arrière que lorsque qu'il veut en magner quelques-uns. Ce carnassier originaire d'Europe centrale se reproduisant d'avril à juin, dispose ses œufs sur des fonds de graviers ou de sables. Le mâle s'occupe de la sécurité du logement et de sa progéniture, mais ne peut malheureusement pas faire tout le temps face à la fougue du cormoran. | |
| Postes et tenues préférées : | |
| Vivant de préférence en eaux calmes, le sandre n'a pourtant pas peur du courant même en périodes de crues. Les groupes de sandres se déplacent sur le fond ou à proximité, ne fréquentant que les zones à petits cailloux ou à graviers ainsi que les queues de courants et les sillons profonds de rivière. Peu amateur de lumière, il aime les profondeurs (voire les très grandes profondeurs lorsqu'il s'agit de barrages) mais se retrouve également dans les zones des plans d'eau envahis par les arbres. |
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| Alimentation : | |
| Les sandrillons se contentent de petits invertébrés, mais lorsqu'ils atteignent l'âge adulte, ils préfèrent les goujons, les gardonneaux ou les ablettes. Quant aux vieux sandres, ils ont un net penchant pour des proies affaiblies voire mourantes. Bien que chasseur nocturne, on observe chez les sandres d'un même secteur des frénésies alimentaires à des heures injustifiées. Piscivore exclusif à l'âge mûr, il semble apprécier les chasses vers les rivages et l'exploration systématique des rivages. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - La plus belle prise de sandre jamais réalisé au monde est un spécimen de 1.29 m pour 18 kg (U.R.S.S. dans les années 30). En France, le record est de 13.950 kg (Côte d'or, année 1992). - La quantité de nourriture quotidienne ingérée est de 4 % à 6 % de son poids. - La femelle peut pondre jusqu'à 200 000 œufs par kg et le potentiel de reproduction du sandre est donc 10 fois plus élevé que celui du brochet (le sandre est lithophile, c’est-à-dire que les œufs sont déposés sur le gravier). |
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| L’anguille | |
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| Identification : | |
| Une anguille femelle mesure entre 40 cm et 1.20 m, mais il arrive chez les gros spécimens que leur taille dépasse les 2 m. le mâle quant à lui ne dépasse guère 60 cm. Le poids maximum d'une anguille atteint 2.5 kg. Son corps cylindrique et serpentiforme se termine par une mâchoire armée de dents acérées. Les nageoires anales et dorsales ne semblent former qu'une seule et unique nageoire. Sa peau visqueuse et épaisse ne permet pas, ou tout du moins rend difficile, une bonne prise en main de celles-ci. L'âge et l'habitat modifient la couleur du corps mais en général pour les adultes vivant en eau douce, les flancs sont gris, le dos est noir, et le ventre blanchâtre. |
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| Mœurs : | |
| L'anguille passe sa vie en eau douce et part se reproduire dans la mer des Sargasses. C'est donc une espèce migratrice catadrome. Les larves reviennent poussées par les courants, avant de se transformer en petites civelles qui remontent en eau douce. L'anguille n'a pas vraiment un comportement grégaire, mais les migrations se font aux mêmes moments. Un individu de l'espèce peut atteindre l'âge de cinquante ans. Il n'y a pas d'hybridation chez cette espèce. | |
| Postes et tenues préférées : | |
| Ce poisson se tient généralement sur le fond dans tous les types et zones d'eau, et bien souvent dans les eaux saumâtres des estuaires et des lagunes. Dès que la migration vers la mer se décide, les anguilles vivant dans les eaux totalement closes (mares et étangs) n'hésitent pas à profiter de la rosée et de la nuit pour traverser en rampant des prairies afin de gagner un cours d'eau pour poursuivre la migration. L'anguille n'aime pas la lumière et ne sort que la nuit de son trou dans un ouvrage, dans une racine ou sur la berge. | |
| Alimentation : | |
| Le menu de l'anguille reste varié. Elle se nourrit de vers, de porte-bois, de nymphes, d'œufs de poisson et d'escargots. Il lui arrive aussi de se nourrir de petits poissons comme les épinoches vivants ou encore morts. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Actuellement, le record français de l'anguille atteint les 4,700 kg. Prise réalisé à Paris (75) en 1975. - Active du printemps à l'automne, l'anguille est en totale léthargie en hiver. En effet, elle se nourrit lorsque la température de l'eau dépasse les 13 °C à 15 °C - L'anguille reste le poisson le plus mystérieux en raison du fait que sa reproduction n'a jamais été observée dans le milieu naturel et puisqu'elle n'est pas maîtrisée en pisciculture. |
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| 2- les poissons c- les salmonidés |
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| L’ombre commun | |
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| Identification : | |
| L'ombre commun est de la famille des salmonidés. Son poids, sa longueur et sa forme peuvent varier en fonction de son environnement. Tout cela dépend en fait de la richesse nutritive qu'elle y trouve. Toutefois, les ombres péchés en France mesure en moyenne de 30 cm à 40 cm, voire 55 cm, pour un poids de 300 g à 500 g qui atteignent parfois les 1.5 Kg. En Scandinavie, elle est de 3 livres, et en Amérique, elle augmente avec la latitude pour atteindre les 5 livres en Alaska. Son corps est mince, allongé et fusiforme. Il est prolongé par une petite tête conique au museau pointu. Sa petite bouche est infère, ce qui l'oblige à se retourner pour engamer un insecte en surface. D'autre part, cette espèce ne peut pas être confondue avec une autre du fait de ses mâchoires spécifiques, de ses opercules osseux et de ses écailles dures. On la reconnaît aussi facilement grâce à ses nageoires très caractéristiques. La première de ses deux nageoires dorsales est d'une taille exceptionnelle et souvent frangée avec des taches rouges, ce qui lui vaut le nom de porte-drapeau ou porte-étendard. Quant à la deuxième, elle est toute petite. .Il possède également une nageoire caudale bien échancrée et une autre adipeuse. Son corps va du gris argenté vers le gris bleuté tout en passant parfois par un gris plus sombre. Sa robe est toujours tachetée de petits points noirs sur ses flancs ainsi que sur ses nageoires dorsales. |
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| Mœurs : | |
| Poison grégaire, l'ombre commun se rassemble par groupes dont le nombre d'individus est très rarement supérieur à une vingtaine. Il est excessivement sensible à la pollution qui peut très facilement le décimer. Ses bascules en surface se terminent souvent par un coup bruyant qui permet de le localiser. Il se reproduit en Mars ou en Avril et c'est pourquoi la pêche de l'ombre commun est possible avant la mi-mai. Ce poisson ne s'hybride pas avec d'autres espèces de salmonidés. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| On trouve l'ombre commun en Amérique et dans toute l'Europe à l'exception de l'Irlande, du Portugal, de l'Espagne, du sud de la France et de l'Italie. La zone à ombres est une zone à fort courant, mais où la rivière s'est élargie. Celle-ci est classée le plus souvent en 1ère catégorie, mais peut l'être quelquefois en 2ème. L'ombre ne peut par contre pas vivre en eaux closes car il a besoin d'une forte oxygénation et d'une eau très pure. En effet, la moindre pollution peut le faire disparaître. Il reste sur le fond de galets, de graviers ou petits cailloux et il n'est pas impossible de le trouver en gravières bien oxygénées. Tout comme la truite, il ne reste pas dans le courant mais à côté où il attend que le courant lui fournisse sa nourriture. |
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| Alimentation : | |
| L'ombre commun se nourrit de petits crustacés comme les escargots ou les crevettes d'eau douce, d'invertébrés, de larves comme les nymphes, d'insectes qu'elle gobe en surface ou encore de petits poissons car il ne faut pas oublier que c'est un carnivore. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Le record est de 1.710 Kg, prise réalisée en 1994 dans le département de la Haute-Saône. - Comme d'autres espèces d'élevage, l'ombre commun réagit parfois à la captivité par le nanisme. - Une de ses nageoires dorsales, de taille exceptionnelle lui vaut le nom de porte-drapeau ou de porte-étendard. |
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| La truite arc-en-ciel | |
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| Identification : | |
| La truite arc-en-ciel fait partie de la noble famille des salmonidés. Celle-ci, truite d'élevage par excellence, mesure environ 23 cm pour 300 g lorsqu'elle en sort. Elle atteint cette taille dans une durée de 2 ans alors qu'il en faut 3 pour obtenir une fario de même taille. Cependant, si les pêcheurs consentent le « no kill », elle peut atteindre une longueur irréelle de 80 cm, allant avec un poids de 8 Kg. Tout comme la fario, la truite arc-en-ciel possède un corps élancé et massif lorsqu'elle vit dans des eaux peu rapides lui fournissant sa nourriture. D'autre part, son corps devient plus fusiforme et fin dans des eaux plus vives où elle doit se battre pour trouver sa nourriture. Son pédoncule caudal est épais et son corps est prolongé par la silhouette de sa nageoire caudale. Quant à sa queue, celle-ci est large et relativement concave, surtout chez les truitelles. La truite arc-en-ciel la plus courante possède un dos d'un brun bleuté et des flancs argentés avec une bande de roses irisées le long de la ligne latérale. Son corps est marqué par des taches dont le nombre est variable selon les espèces et les hybridations. | |
| Mœurs : | |
| La truite arc-en-ciel est un poisson un peu moins méfiant que sa cousine la fario et se tient souvent plus en surface. Bien qu'elle n'adopte pas un comportement vraiment grégaire, elle vit tout de même par groupe de deux ou trois individus sur un même poste. Plus rustique que la fario, elle résiste à des eaux plus chaudes, moins propres, et avec un taux d'oxygène plus faible. Ayant lieu d'octobre à mai, le frai a le plus souvent lieu en pisciculture et il est très rare qu'il se reproduise en liberté dans les cours d'eau français. Durant cette période, il apparaît chez les mâles en âge de se reproduire une malformation de la mâchoire inférieure appelé bécard ou rostre. Celle-ci devient permanente dés l’âge de trois ans. La truite arc-en-ciel ne s'hybride avec aucune autre espèce. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| La truite arc-en-ciel abonde dans les zones situées juste après la source, c'est-à-dire dans des eaux à forts courants, bien oxygénée, et sur un fond pentu de cailloux, de graviers et de roches. Elle affectionne également des zones à courants moins forts mais encore soutenus et où le lit s'est élargi malgré une pente plus faible. Il lui arrive de vivre aussi dans des zones où le courant s'est ralenti et dans quelques plans d'eau de deuxième catégorie. Pour résumer, on peut dire que la truite arc-en-ciel est quasiment présente dans toutes les eaux de première catégorie, soit les torrents de fonds de vallées, les rivières à forts courants et les lacs. Elle aime à se tenir entre deux eaux devant un obstacle comme une pierre, une racine ou dans une cavité qu'elle partage avec d'autres congénères. Lorsqu'elle a été implantée dans des eaux closes, elle se déplace sans cesse avec des variations de hauteur. | |
| Alimentation : | |
| L'alimentation de la truite arc-en-ciel est composée de vers, de larves, d'insectes, d'alevins (y compris les siens si besoin est) et elle affectionne particulièrement les vairons, vifs par excellence. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Le record de la truite arc-en-ciel est un spécimen de 87 cm pour 8,2 Kg pris dans la rivière "lot" - Aux U.S.A, son berceau d'origine, elle atteint le poids record de 20 Kg. - En deuxième catégorie, la truite arc-en-ciel peut être éventuellement victime du brochet ou du sandre. |
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| La truite fario | |
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| Identification : | |
| La truite fario est un représentant de la famille des salmonidés. Elle mesure entre 25 cm et 35 cm pour un poids de 300 g à 500 g. Par contre, en grand lac de vallée, sa taille peut aller jusqu'à 90 cm pour un poids dépassant les 10 Kg. À l’inverse dans un endroit pauvre en nourriture, elle va être atteinte de nanisme et arrivera avec difficulté à 20 cm, voire 23 cm. Son corps est puissant et fin à la fois, ce qui constitue une référence et ce qui lui permet de fondre en un éclair sur ses proies. La silhouette de sa nageoire caudale va en prolongement avec son corps et son pédoncule caudal est assez épais. Sa queue est légèrement concave surtout chez les sujets relativement jeunes. Les couleurs de sa robe varient selon l'environnement où elle évolue. Ainsi, elle est légèrement brunâtre avec de petites taches noires et rouges dans les cours d'eau à fond sombre et riches en calcaire. Elle sera plus claire avec des couleurs plus vives et aura un dos brun-doré dans des cours d'eau à fond clair et ensoleillé. Cette magnifique robe lui vaut le nom de « la belle mouchetée ». | |
| Mœurs : | |
| Poisson faisant rêver le débutant, cette espèce est de moins en moins sauvage et est de plus en plus élevée en pisciculture avant d'être lâchée dans les eaux de première catégorie. C'est un poisson solitaire et extrêmement méfiant. Elle n'hésite pas à se battre pour garder son poste de prédilection. Le frai se déroule d'octobre à janvier, c’est-à-dire à la mauvaise saison puisque beaucoup d'autres poissons se reproduisent vers la fin du printemps. La femelle creuse des trous et y dépose ses œufs, ensuite fécondés par des mâles. Il faudra 6 à 8 semaines, en fonction de la température pour que les œufs éclosent. Les alevins restent ensuite dans le gravier 4 à 6 semaines et pourront plus tard commencer à s'alimenter. La truite fario ne s'hybride pas avec d'autres espèces. |
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| Postes et tenues préférées : | |
| La truite fario vit dans les eaux courantes, froides et oxygénées des cours supérieurs des rivières. On peut la rencontrer dans la zone à ombres, où le courant sera moins fort bien que soutenu, là où la pente a diminué. Elle affectionne également les eaux froides des lacs de première catégorie. En fait, elle est présente dans les torrents, les lacs, et les rivières dont la température n'excède pas les 18°C à 20°C. Ainsi elle se poste et se cale le long d'un obstacle comme un enrochement, un herbier ou une berge, ou derrière une pierre où elle attend que le courant lui fournisse sa nourriture. Elle ne reste jamais dans le courant mais à côté. | |
| Alimentation : | |
| Comme tous les salmonidés, la truite fario est un carnivore. Adaptant son alimentation aux saisons, elle se nourrit de vers, de mollusques et de vairons en début d'année, et dès que les eaux se réchauffent, elle profite des éclosions d'insectes. En effet elle les capture à la surface ou entre deux eaux. Il lui arrive aussi d'engamer les larves de ces mêmes insectes (porte-bois, gammares...), récoltés sur les fonds, pour satisfaire ses besoins alimentaires. | |
| Le saviez-vous ? | |
| - Les truites farios peuvent être zébrées telle une perche dans certaines rivières franc-comtoises. - Le record est de 15 Kg en lac et 11,850 Kg en rivière pour la truite fario. - En fécondant des œufs de truite fario avec de la laitance de saumon de fontaine, des éleveurs ont obtenu un hybride : la truite tigre. C'est un poisson vorace et très coloré qui semble-t-il fonce avec une fougue spectaculaire sur les leurres et les mouches qu'on lui présente. |
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| 3- la pêche a- les cannes |
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| 1. les modèles proposés | |
| Il existe de nombreux modèles de cannes proposés dans 2 grandes familles : |
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| a) les cannes télescopiques | |
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| Les brins se déplient et se bloquent les uns dans les autres jusqu’à obtenir la longueur totale. | |
| Les cannes télescopiques s’emploient efficacement pour les pêches de bordures ou de moyennes distances (jusqu’à 5 ou 6 mètres du bord). Toutefois, la longueur de la ligne étant pratiquement égale à celle de la canne, il est difficile de contrôler l’ensemble quand il y a du vent. Pour ferrer, on aura également un retard qui peut entraîner quelques ratés. | |
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| b) les cannes à emmanchements ou à emboîtements | |
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| Les brins séparés s’emboîtent les uns dans les autres. Il existe 2 types d’emmanchements : |
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| La maîtrise de la ligne est excellente car on utilise en général des bannières (longueur de fil de la pointe du scion au flotteur) très courtes puisque l’on a la possibilité d’allonger ou de raccourcir la canne en action de pêche. Les cannes à emmanchements trouvent ainsi leur plein emploi dans les grandes longueurs (6 mètres et plus). |
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| 3- la pêche b- les nœuds |
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